Un trafic ferroviaire interrompu, des routes impraticables, des quartiers inondés mais surtout un réseau électrique majoritairement chamboulé. Ceci est la pénible conséquence des intempéries qu’a connu Casablanca, le 30 Novembre dernier.
Il a suffi de 24h de précipitations permanentes pour que la capitale économique du pays se retrouve immergée dans l’obscurité et engloutie sous l’eau. Une première à Casablanca, la ville blanche n’avait jamais connue une journée aussi apocalyptique de toute son histoire.
Principale victime de ces pluies diluviennes : la population casablancaise. Les quartiers marginalisés, notamment les bidonvilles, ont été les plus affectés par cette catastrophe climatique et ceci à cause de la grande concentration d’habitats non-réglementaires mais aussi de l’absence totale de réseaux d’assainissement. Les habitants démunis ont vu leurs biens, misérables soit-ils, emportés par les torrents meurtriers qui se sont abattus sur leurs foyers vulnérables. Malencontreusement, cette population s’est retrouvée léguée à elle-même pour faire face à cette situation critique vu la passivité perfide des responsables et l’intervention tardive des secours de la Protection civile.
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| P.S : Où sont passées les forces de la protection civile ? Je sais pas ... Ils sont sûrement en train de regarder le dernier épisode de DIABLO |
Les régions défavorisées n’étaient pas les seules à subir les effets regrettables de ces intempéries, même les quartiers prétendus « bourgeois » de la métropole n’ont pas échappé à la panne d’électricité qui a pris un temps considérable pour être solutionnée, un temps chiffré en dizaines d’heures pour les zones dites critiques et en quelques jours pour celles qui le sont moins.
Casablanca s’est vu plongée dans un blackout digne des grandes productions hollywoodiennes. L’interruption n’a épargné personne : les banques, les sociétés, les cafés, les appartements … Plusieurs établissements ont en payé les frais en étant obligés de bloquer leur activité pendant quelques jours.
| P.S : Même notre mythique boulevard Zerktouni a récolté les pots cassés des intempéries |
En effet, le centre névralgique du pays qu’on estimait digne des grandes métropoles internationales, ne dispose pas d’un minimum d’infrastructures pouvant faire face à 24h de pluies en continu. D’ailleurs, les principales avenues de Casablanca ont été inondées provocant ainsi une paralysie totale de la ville. Cinémas, restaurants et autre étaient tous fermés. Des boulevards baignant dans le noir total, des feux de circulation grillés, des véhicules désorientés ont été le résultat d’un bouleversement hétéroclite de la circulation à Casablanca.
Une infrastructure casablancaise jugée plus que médiocre a causé de la sorte une frustration générale des 6 millions d’habitants de la grande ville.
Étrangement, le chaos qui dominait la ville a fait le bonheur de certains. Ces individus qui ont saisi cette opportunité sans précédent pour faire des affaires n’étaient nuls autres que les chauffeurs de taxis. Ces derniers ont vu dans cette catastrophe l’occasion pour mettre les tarifs qu’ils voulaient. Ainsi, les pauvres citoyens non-motorisés ont été forcé de payer un minimum de 50DH pour un trajet qui en valait, en temps normal, la moitié. Cette étonnante réaction de nos chers concitoyens, les chauffeurs de taxis, est la preuve vivante de leur fabuleuse solidarité et de leur incroyable sens du civisme.
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| P.S : Casa Port a fait office de piscine municipale ouverte au grand public casablancais. C'est pas génial ça ? |
Un état lamentable dont a souffert la population casablancaise durant presque 4 jours à cause de la façon totalement anarchique, non étudiée et non maîtrisée avec laquelle les infrastructures de la ville ont été mises en place. Certes, la métropole est en expansion permanente et nécessite de lourds investissements, cependant, les mandatés devraient penser à restructurer la mégapole et surtout à anticiper de tels événements pour que Casablanca n’ait plus à revivre un autre « Jeudi Noir ».


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