lundi 14 mars 2011

Une manifestation pacifique contrée par une intervention policère barbare : 7CHOUMA !


Plusieurs manifestants ont subi, hier à Casablanca dans la Rue d’Agadir, une répression agressive de la part des autorités policières. La police de la ville a intervenu de force pour disperser la foule qui s’était rassemblée dans le cadre d’une manifestation totalement pacifique.


La violence était au rendez-vous. Plusieurs journalistes ont été fortement persécutés. D’ailleurs, une journaliste a même été giflée farouchement par un policier. Quelques jeunes activistes appartenant au mouvement du 20 Février ont été opprimés d’une manière qui n’est pas des moins brutales. En outre, certains militants politiques et  associatifs ont été aussi arrêtés  par les policiers dont des membres du Parti Socialiste Uni et de la Fédération Démocratique du Travail.

Hormis les participants à la manifestation, même les passants n’ont pas été épargnés. Les policiers se sont permis de tabasser une femme enceinte qui ne faisait qu’outrepasser l’endroit où a lieu cet affrontement.


Le moins qu’on puisse dire est que les forces de la police ne sont pas lésinées en matière de brutalité pour « rétablir l’ordre » alors que cette manifestation était devenue un événement hebdomadaire coutumier. Les manifestants ont pris l’habitude de se regrouper chaque dimanche en face de la Préfecture de Casablanca depuis le 20 Février dernier. 

L’intervention fût beaucoup trop violente par rapport à l’ampleur de la manifestation en soi. On aurait pu s’attendre à une telle férocité lors des « grandes » manifestations ayant eu lieu le 20 Février dernier vu l’affluence de personnes qui y ont participés. Mais là, les heurts qu’ont subis les différents citoyens sont indubitablement injustifiés.


Désormais, il est entièrement légitime de penser à la manipulation de l’opinion publique. L’envergure qu’ont pris les manifestations du 20 Février a fait que le Maroc a retenu l’attention de tout le globe, plus particulièrement, celle des associations et ONG internationales des droits de l’Homme. Pour faire croire au monde entier que le Maroc est différent des autres pays arabes, les responsables avaient pris la décision « maligne » de ne pas faire intervenir les forces de l’ordre pour encadrer les manifestants. Le 20 Février dernier, il n’y avait pas de policiers, pas de forces antiémeutes, pas de forces auxiliaires : Rien !

Une comédie théâtrale pour faire croire à la scène internationale à une démocratie « chimérique ». D’ailleurs, beaucoup d’ONG ont mordu à l’hameçon, dont Human Right Watch qui a été ravie de la manière avec laquelle se sont déroulées les manifestations au niveau du Maroc en soulignant la non-oppression des manifestants par les autorités du pays. Sauf qu’il va falloir voir le revers de la médaille. Cette abstention des forces de l’ordre ne reflétait pas la réalité de la situation.
Ce fût un acte réfléchi et rusé visant à léguer la population à elle-même ce qui avait donné lieu à des actes de vandalisme et de pillage effectués par des bandits et des délinquants au niveau de plusieurs villes du pays.

Tout ça pour arriver à l’ultime conclusion qui stipule que les marocains sont loin d’être prêts à assumer la vie en démocratie puisqu’ils n’ont même pas réussi à mener pacifiquement les manifestations du 20 Février. Ils n’ont fait que ravager des magasins et dévaster des agences bancaires donc ils doivent être refoulés car ils n’ont pas fait preuve de civisme lorsque les forces de l’ordre ne sont pas intervenues. Une déduction manigancée avec soin pour rendre légitime des violences telles que celles endurées par les manifestants à Rue d’Agadir.

Il faut savoir que les opérations de saccage qui se sont produites le 20 Février dernier ont été perpétrées par des voyous complètement déconnectés des manifestations. Autrement dit, les manifestants, les vrais, étaient des personnes érudites et instruites qui sont sorties proclamer des revendications fondées dans l’espoir de provoquer un changement favorable à tous les marocains.


Cet affrontement barbare despotique envers des citoyens qui manifestaient calmement tombe vraiment mal surtout après le discours du Roi que plusieurs ont décrit de « révolutionnaire » vu les divers changements positifs qu’il renfermait.

Personnellement, l’enthousiasme qu’avait suscité le discours royal a basculé en une déception énorme et une rancœur sans égal.


1 commentaire:

  1. La manière barbare (comme tu le dis si bien) avec laquelle la police a géré cet événement est limite inhumaine :s

    Louange à Dieu, les manifs du 20 Mars se sont déroulées dans de bien meilleures conditions...

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